Raoul Laverdière

Le Gribouilleur


D'hier à aujourd'hui

Dans notre communauté, nous avons beaucoup de bricoleurs, dont je fais partie.  C'est ce qui me permet de vous illustrer ce qu'est un "bricoleur".

Un bricoleur ne s'amuse pas, il travaille;

Un bricoleur ne fait jamais d'erreurs, ce sont ses plans qu'il modifie;

Un bricoleur n'a jamais trop d'outils, la preuve c'est qu'il en achète tout le temps;

Un bricoleur ne fait pas de choses inutiles, il les fait au cas où il en aurait besoin;

Un bricoleur ne s'arrête jamais, il ne fait qu'admirer son travail;

Un bricoleur ne se fait jamais mal, ce sont ses outils qui le blessent;

Un bricoleur ne garde pas toutes ses petites retailles, c'est qu'il n'a pas le temps de les jeter;

Un bricoleur ne frappe jamais à côté d'un clou, c'est le clou qui a bougé;

Un bricoleur prend bien toutes ses mesures.  Quand elles n'arrivent pas, c'est que la règle est trop courte;

Un bricoleur fait tout, excepté ce qu'il a à faire.

Si vous vous reconnaissez dans ce texte, vous êtes un vrai bricoleur et toutes les permissions vous sont accordées pour l'obtention d'un diplôme !


À Sainte-Anne-des-Plaines, il y a des gens qui ne se lassent pas d'être bénévoles, dans toutes les sphères d'activités.  À ceux-là, je dédie ce texte poétique de Claire Laffont.

Il y a des gens
Qui savent comment
Rendre les autres heureux
On dirait que cela fait partie d'eux
Ils ont toujours le bon mot
Comme il faut, quand il faut
Qu'il s'agisse d'encourager
Ou de féliciter
Ils sont prêts à aider
Sans même qu'on ait à leur demander
Ce sont des êtres
D'une telle générosité
Qu'il suffit de les connaître
Pour tout de suite les aimer

Aussi longtemps
Qu'il y aura des gens comme eux
Aussi disponibles en tout
Il y aura des gens comme moi heureux
De les remercier beaucoup !

    Samedi 7 mars 2009

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Le café Chez BILL

Aujourd’hui, dans presque toutes les municipalités, il y a des endroits pour le rassemblement des jeunes.  Dans les années 1940, il n’y avait rien de cela.  Pour se rassembler, un besoin de lieu s’est fait sentir.  Un jeune homme et sa famille se sont presque fait un devoir de répondre à cette exigence.

 

Cette famille possédait un hôtel de grand style, qui avait eu ses raisons d’être lorsque les chemins de campagne n’étaient pas déblayés et que le seul moyen de locomotion digne de ce nom était l’attelage de chevaux aux sleighs « borlots et carrioles ».  la plupart des visiteurs étaient des commis voyageurs qui demeuraient plusieurs jours dans la municipalité.  Il fallait qu’ils logent quelque part.  L’hôtel et son écurie adjacente étaient donc tout désignés.

 

Après la seconde Guerre mondiale, le déblaiement des chemins fut étatisé et la plupart des chemins des municipalités étaient ouverts aux automobiles.  Avec ce changement de voies carrossables, l’achalandage de l’hôtel avait diminué, les visiteurs pouvant retourner le même jour. 

 

Roger « BILL » et sa famille comprirent cette situation.  C’est alors qu’ils prirent la décision de convertir une partie de l’hôtel en café restaurant.  Un grand comptoir au fond de la salle, accompagné de tabourets alignés, des tables, des bancs, ainsi qu’un juke-box qui se faisait alimenter d’un 10 sous et qui répondait d’une musique ou d’une chanson qui permettait à certains braves d’exécuter quelques pas de danse.

 

Dans une autre salle, un comptoir se dressait pour la naissance de la caisse populaire locale.  Une autre chambre était aménagée pour la visite d’un médecin.  L’hôtel était devenu un véritable centre communautaire.

 

Ce café restaurant fut pour ceux de ma génération un milieu social des plus appréciés.  Le droit de fréquenter Chez BILL était presque une consécration à la vie d’adulte.  C’est à ce comptoir que plusieurs d’entre nous avons dégusté nos premiers hot-dogs et hamburgers avec un Coca-Cola.  On pourrait également témoigner de plusieurs rencontres affectives et amoureuses qui s’y sont concrétisées.il faut dire aussi que le café était bien tenu.  Il n’était même pas l’objet des critiques de certaines âmes vertueuses du temps. 

 

L’écurie a ensuite subi quelques changements appropriés.  En premier lieu, on en fit une salle de réception.  Il y a 52 ans, c’est à cet endroit qu’a eu lieu la réception de mon mariage, comme ce fut le cas pour plusieurs autres de ma génération.  Cette salle a également servi de salon funéraire.  Plusieurs de mes proches y ont été exposés.  Aujourd’hui, l’hôtel a été converti en centre d’accueil et la salle sert d’entrepôt.

 

Quand je visite mon petit village et que je revois ce bâtiment bien entretenu qui a conservé son style, je ne peux m’empêcher d’avoir un pincement au cœur et de revoir dans ma matière grise une partie de ma vie dont je ne conserve que de bons souvenirs.

 

Pour ce café restaurant portait-il de nom de BILL ?  C’est parce qu’il appartenait à la famille Bilodeau et que le responsable du café, Roger, était surnommé BILL.  Cette belle famille était innovatrice en tout genre, accueillante, généreuse, avec un grand respect mutuel de tous les gens.

 

Roger « BILL » avait des talents d’organisateur.  Il montait des pièces de théâtre amateur que nous appréciions beaucoup.  Très sportif, il fut le cofondateur du club de hockey les Lions de Saint-Lazare et s’impliquait beaucoup dans d’autres activités.  Il a aussi eu une carrière de fonctionnaire, dans laquelle il excellait.  Après une retraite où il a passé plusieurs hivers en Floride, il est décédé il y a une douzaine d’années.

 

Si je vous ai raconté cette partie de ma jeunesse, c’est pour rappeler aux aînés de mon âge qu’en cherchant, ils trouveront un lieu et des gens qu’ils ont appréciés.  Pour les plus jeunes, regardez autour de vous : il existe des lieux de rencontres agréables et des gens merveilleux, comme la famille à BILL.

    Dimanche 18 janvier 2009

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La magie des Fêtes

Depuis que je rédige les chroniques du Gribouilleur, je profite de la période des Fêtes pour me replonger dans mes souvenirs et en trouver un à raconter.  En 1954, j'étais membre de l'aviation canadienne.  J'étais cantonné depuis le printemps à la base de Centralia, en Ontario, à titre de mécanicien de châssis d'avion.

À mon arrivée à la base, je fus accueilli par des Québécois qui s'y trouvaient depuis déjà un certain temps.  Deux de ces Québécois sont devenus non seulement des compagnons d'armes, mais aussi de véritables amis.  Nous avions une passion commune: notre  « DOLLY », un petit avion biplace en toile qui appartenait à l'un d'entre nous, Gilles, qui était originaire de l'Abitibi.  Gilles était de souche terrienne, issu d'une famille nombreuse.  Tous les trois avions d'ailleurs des origines semblables.  Gilles avait acheté cet avion à bon marché; il était accidenté.  Moi j'étais mécanicien de châssis, Gilles était électricien et notre autre compagnon, Guy, était mécanicien de moteurs.

Nous possédions tous les éléments pour donner vie à notre petite « DOLLY », ce qui fut fait.  Après de nombreuses heures et la mise en commun de nos petits salaires, elle était redevenue une petite jeunesse.  Tout notre temps et nos amours étaient tournés vers elle.  Tous les soirs, nous lui faisions une brève inspection et quand il nous restait quelques sous, nous allions faire un tour dans le ciel de ce coin de l'Ontario.  C'était le bonheur total.

À la fin de novembre, Gilles et moi avions l'intention, pour les Fêtes, d'aller visiter nos familles avec « DOLLY ».  Tous les préparatifs avaient été prévus à cette fin.  Nous allions passer le jour de Noël en Abitibi et le Jour de l'An à Québec. 

Quelques jours avant Noël, je fus assigné pompier volontaire (Fire Piquet) pour la durée des Fêtes.  Aucun congé pour moi, donc.

Gilles décida qu'il irait quand même chez lui à Noël.  Il partit avec « DOLLY » trois jours avant Noël, malgré les inquiétantes prévisions météorologiques.  Durant ce trajet, la température devenait de plus en plus mauvaise.  Le verglas s'attachait à « DOLLY » et elle perdait de l'altitude.  Tant et si bien que Gilles dut envisager de faire un atterrissage forcé.  Il volait alors au-dessus d'un bois et il lui fallait trouver une clairière sur laquelle il pourrait se poser de toute urgence.  Heureusement, il en aperçut une devant lui.  Il y avait beaucoup de neige dans ce coin du nord de l'Ontario et il put atterrir sans blessures pour lui-même, mais « DOLLY » en subit quelques-unes.

L'avion s'était enfoui dans un amoncellement de neige duquel Gilles eut grande peine à sortir.  Il ignorait complètement à quel endroit il se trouvait.  Sitôt qu'il avait constaté qu'il n'était pas blessé, il fallait penser à sa survie.

Après avoir marché plusieurs milles, il aperçut un camp de bûcheron qui serait pour lui un abri.  La « truie » du camp lui procurerait toute la chaleur dont il aurait besoin.  Un jour, deux jours et c'était la veille de Noël.  Ce camp appartenait à un forestier allemand immigré après la Guerre.  Ce jour-là, il avait décidé de visiter ses camps afin de les préparer pour ceux qui allaient faire le charriage du bois après les Fêtes.

Arrivé près du camp, il vit une fumée qui sortait d'un tuyau du toit.  Il se rendit aussitôt au camp et, ouvrant la porte de planches, il aperçut Gilles qui lui tombât dans les bras.  C'était son sauveur.  l'Allemand amena Gilles chez lui et l'invita à passer Noël avec les siens.  Il ne pouvait plus faire autre chose que de rester avec eux; la tempête faisait de plus en plus rage.

Il assista à la messe de minuit avec cette famille catholique dans une petite église en bois de fortune.  Il m'a dit que ce fut le Noël qu'il avait vécu avec le plus d'émotions.  Après la messe, il réveillonna avec eux.  Il s'aperçut qu'il y avait là une belle jeune fille qui n'avait d'yeux que pour lui.  Les amours commencèrent là et aboutirent au mariage, l'été suivant.

Quant à « DOLLY », on la sortit du bois sans trop de difficultés.  Elle était trop endommagée pour que nous puissions envisager la restauration et on l'envoya au cimetière des légendes.  Avant que Gilles ne revienne à la base, je fus cantonné ailleurs.  Nous avons ensuite correspondu par lettres.  C'est par le biais de ces conversations écrites que j'appris qu'il était marié, heureux et qu'il avait quitté l'armée de l'air pour devenir pilote de brousse pour les forestiers.

À chaque fois que revient la période des Fêtes, mes trois compagnons refont surface dans ma mémoire.  Et je ne peux oublier notre « DOLLY » qui nous avait donné tant de bonheur.  Je suppose qu'il en est également ainsi pour eux, s'ils sont encore de ce monde.

Joyeux Noël à tous !

    Dimanche 14 décembre 2008

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Les aîné(e)s d'hier et d'aujourd'hui

Les aînées et aînés du début du siècle dernier vivaient des conditions différentes de celles d'aujourd'hui.  Dans les milieux ruraux, lorsque le temps avait fait son oeuvre sur la santé, on se donnait à un de ses enfants avec la formule de l'époque: « Une même brebis avec son produit et son profit, une vache qui ne meurt pas, un cochon raisonnable, puis un pantalon d'étoffe du pays ainsi qu'une jupe de flanelle chaque année avec comme habitation un toit qui ne coule pas et un poêle qui ne s'éteint pas ». 

Ceux qui n'avaient aucun bien et que les enfants ne pouvaient accueillir devaient se réfugier dans les hospices, maisons tenues par les bonnes soeurs qui leur procuraient le strict minimum.  Elles fonctionnaient avec le peu de ressources qui provenaient en partie des subventions du gouvernement.  Dans les milieux ruraux de ces années, aller à l'hospice signifiait presque la déchéance de la famille.  Ces refuges n'avaient pas bonne presse, même s'ils besognaient de leur mieux.

Vers les années 1940, une mesure social fut votée par le gouvernement.  C'était la pension de vieillesse.  D'après mes informations, elle était de 15 $ par mois et pour l'obtenir, il fallait ne posséder aucun bien.  Ce n'était pas le Pérou, mais ça aidait les familles à héberger leurs aînés.  Pour ceux qui étaient obligés de s'héberger dans les hospices, ce montant contribuait au mieux-être.

Depuis ces années, la pension de vieillesse n'a cessé d'augmenter et est devenue accessible à tous, sans égard de la fortune.  Nos politiciens du temps disaient: « Tout le monde a payé pour cette mesure sociale, tout le monde a le droit d'en bénéficier ».  Au début de ce programme, l'âge pour y avoir droit était de 70 ans.  Plus tard, on fit passer l'âge à 65 ans, avec une allocation au conjoint de plus de 60 ans et sans fortune.

Aujourd'hui, peu d'enfants hébergent leurs parents en perte d'autonomie.  On les gare plutôt dans des résidences, publiques ou privées.  La plupart de ces établissements permet aux aînés de vivre paisiblement et confortablement la fin de leur vie.

Demain, quel sera le sort de nos aînés, qui vivent de plus en plus vieux ?  La qualité d'un peuple se mesure à la façon dont il traite ses aîné(e)s.

    Mercredi 19 novembre 2008

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Envol de notre frère Lucien

Vendredi le 3 octobre, le Seigneur est venu cueillir notre frère Chevalier en lui disant viens Lucien béni de mon Père dans la plénitude éternelle pour avoir été un disciple de Dieu sur la terre et lui dit:  j'ai eu faim et tu m'as donné à manger.  J'ai eu soif et tu m'as donné à boire, j'étais nu et tu m'as vêtu, j'étais prisonnier et tu m'as visité et Lucien répond:  Seigneur, quand donc vous ai-je donné à manger ou à boire ?  Quand vous ai-je donné l'hospitalité ou vous ai-je vêtu ?  Quand vous ai-je visité dans la maladie ou dans la prison ?  Le Seigneur lui dit:  "En vérité, le te le dis, Lucien, quand tu as fait tout cela pour le moindre de mes frères, c'est pour moi que tu l'as fait.  Viens Lucien, aujourd'hui même dans le Royaume éternel où il n'y aura plus de peine et de pleurs et où tu pourras veiller sur ta famille, tes frères chevaliers et tous tes parents et amis qui, un jour, iront te rejoindre dans la plénitude éternelle.

AU REVOIR.

(Évangile selon Saint-Luc, adapté à notre vénérable frère Lucien)

 

Raoul

 

    Lundi 3 novembre 2008

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Hommage au grand dévouement de la famille de Gisèle et Lucien Leclair

Le conseil 7044 des Chevaliers de Colomb a le  bonheur d'avoir dans ses rangs une telle famille qu'est la famille de Gisèle et Lucien Leclair. Lucien commença très jeune à se dévouer dans le milieu. Conseiller de la municipalité, responsable de certains loisirs. Pour nous, sa grande œuvre fut la fondation, avec d'autres frères chevaliers, du conseil 7044. Responsable plusieurs années de la fondation des maladies du cœur, sa signature est toujours dans la guignolée de décembre et du service alimentaire. Responsable de la grange hantée au Festival de l'Halloween et toujours actif dans le Conseil. Il a œuvré dans beaucoup d'activités bénévoles qu’il serait trop long d'énumérer ici. Quand il y a du bénévolat Lucien est là ! Ses conseils sont d'une grande énergie.

 

Gisèle fidèle compagne de Lucien fonda le cercle des Filles d'Isabelle. Responsable avec ses abeilles de l'excellent travail à l'ouvroir, elle chante à l'église et demeure active dans bien d'autres domaines.

 

Lucien et Gisèle sont des gens très à l'écoute et ils ont toujours un bon mot d'encouragement pour chacun. Ils représentent pour nous le bonheur d'un couple à imiter.

 

Tous ont un respect pour cette belle famille.

 

Hommage à Lucien et Gisèle, à tout ce que vous faites et avez pu faire pour la communauté.

    Samedi 20 septembre 2008

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Achetons chez nous

« Achetons chez nous » est un slogan que nos gouvernements ont utilisé à plusieurs reprises.  Pourquoi ne pas s’en servir dans notre communauté ?

 

Pourquoi acheter chez nous, dans notre communauté ?  Qu’est-ce que ça donne ?  Nous avons toutes les raisons d’acheter chez nous.  Nous avons dans notre communauté des quincailliers, des épiciers, des magasins électroniques, etc.  Nous avons des professionnels : avocats, médecins, pharmaciens, dentistes, qui sont d’une compétence qui ne peut être mise en doute.  Des contracteurs d’immeubles et de maisons qui ont prouvé leur compétence.  Tous les services qui gravitent à cette industrie : menuisiers, plombiers, électriciens et tous les autres.  La preuve de leur savoir : vous n’avez qu’à contempler les belles maisons de chez nous.

 

Tous ces gens d’affaires, professionnels, constructeurs, maisons bancaires qui offrent tous les services, donnent de l’emploi à nos voisins, parents, amis ou connaissances.  Plus nous les encourageons, plus ils emploieront des personnes de notre communauté.

 

Plusieurs citoyens vont vous dire : « Nous avons souvent un meilleur prix et une meilleure qualité ailleurs ».  Si vous comparez tout, ce n’est pas tout à fait vrai.  Quelquefois, il y a pour la même qualité quelques piastres de différence.  Analysez le tout : l’essence pour s’y rendre, le temps et les risques de la route rendent les prix plus avantageux ici.  Si la différence de prix est forte, informez-en le vendeur qui, la plupart du temps, vous laissera l’article au prix d’ailleurs.  Quand toutes les analyses sont faites, nous constatons que le jeu (acheter ailleurs) ne vaut pas la chandelle.

 

Quand nous achetons ailleurs, la garantie est plus difficile à faire exécuter et nous avons parfois à attendre longtemps.  Quand nous achetons chez nous, nous connaissons le marchand et il nous connaît.  Les arrangements se font mieux et avec rapidité.  La meilleure garantie, c’est que nous pouvons nous adresser à eux en tout temps. 

 

Une autre raison social qui doit nous inciter à faire affaire dans notre milieu, c’est que la plupart des commerçants sont les commanditaires de toutes les activités de notre communauté.  C’est l’essence de tous nos bénévoles.  Nous leur devons un grand merci !

 

Achetons et faisons affaire avec les nôtres, c’est notre communauté tout entière qui en bénéficiera.

    Vendredi 11 juillet 2008

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La tenue vestimentaire scolaire des années 30-40, au début du siècle

 

Aujourd’hui la tenue vestimentaire est de plus en plus compliquée pour ceux et celles qui fréquentent nos écoles. Si un vêtement devient mode et que les étudiants(es) de l’école ne s’y conforment pas, ils ou elles sont mis à l’écart des autres. Quelques élèves se servent du taxage pour se procurer des vêtements « in », ce qui amène de la turbulence dans nos écoles.


Au début du siècle dernier, les préoccupations du milieu scolaire sur la tenue vestimentaire étaient assez rudimentaires. La maîtresse, ainsi appelée à cette époque, ne devait pas porter une manche trop courte, un col, ouvert et surtout pas de pantalon. Elle devait avoir le buste écrasé et ne devait pas avoir un goût affiché pour les soirées de danse clandestines. Un rien suffisait pour jeter des doutes sur sa capacité morale de bien tenir sa classe. Les commères couraient au confessionnal et le curé avait la tâche d’en informer les parents de la maîtresse pour les bonnes mœurs à observer.


La tenue vestimentaire était pour les garçons des culottes en OVERALL en étoffe du pays toutes fabriquées entièrement par nos mères. Les chaussures étaient de rubber (espèces de claques). Des bottes basses lassées en caoutchouc noir. Les filles étaient un peu plus élégantes avec des robes fabriquées avec du tissu plus fin que la grosse étoffe du pays avec des grands bas en laine tricotés à la main. Au début des classes et à la fin de l’année, plusieurs se mettaient pieds nus pour se rendre à l’école et remettaient leurs chaussures à leur arrivée à l’école.


De ces petites écoles sont issus des professionnels, médecins, avocats, notaire, prêtres, etc., qui ont fait la génération d’aujourd’hui. Le proverbe : L’habit ne fait pas le moine s’appliquait bien à ces gens-là.



Raoul Laverdière
Le Gribouilleur

    Lundi 26 mai 2008

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