La tenue vestimentaire scolaire des années 30-40, au début du siècle
Aujourd’hui la tenue vestimentaire est de plus en plus compliquée pour ceux et celles qui fréquentent nos écoles. Si un vêtement devient mode et que les étudiants(es) de l’école ne s’y conforment pas, ils ou elles sont mis à l’écart des autres. Quelques élèves se servent du taxage pour se procurer des vêtements « in », ce qui amène de la turbulence dans nos écoles.
Au début du siècle dernier, les préoccupations du milieu scolaire sur la tenue vestimentaire étaient assez rudimentaires. La maîtresse, ainsi appelée à cette époque, ne devait pas porter une manche trop courte, un col, ouvert et surtout pas de pantalon. Elle devait avoir le buste écrasé et ne devait pas avoir un goût affiché pour les soirées de danse clandestines. Un rien suffisait pour jeter des doutes sur sa capacité morale de bien tenir sa classe. Les commères couraient au confessionnal et le curé avait la tâche d’en informer les parents de la maîtresse pour les bonnes mœurs à observer.
La tenue vestimentaire était pour les garçons des culottes en OVERALL en étoffe du pays toutes fabriquées entièrement par nos mères. Les chaussures étaient de rubber (espèces de claques). Des bottes basses lassées en caoutchouc noir. Les filles étaient un peu plus élégantes avec des robes fabriquées avec du tissu plus fin que la grosse étoffe du pays avec des grands bas en laine tricotés à la main. Au début des classes et à la fin de l’année, plusieurs se mettaient pieds nus pour se rendre à l’école et remettaient leurs chaussures à leur arrivée à l’école.
De ces petites écoles sont issus des professionnels, médecins, avocats, notaire, prêtres, etc., qui ont fait la génération d’aujourd’hui. Le proverbe : L’habit ne fait pas le moine s’appliquait bien à ces gens-là.
Raoul Laverdière
Le Gribouilleur
